Héritage culturel, élaborations identitaires et langage
Les cultures dites « minoritaires » interrogent inlassablement les signifiants identitaires multiples qui les spécifient de l’extérieur et les installent entre les référents historiques de l’« origine » et ses reconstructions imaginaires et narratives...

Les cultures dites « minoritaires » interrogent inlassablement les signifiants identitaires multiples qui les spécifient de l’extérieur et les installent entre les référents historiques de l’« origine » et ses reconstructions imaginaires et narratives. L’héritage culturel et langagier, en tant qu’objet générique surinvesti et actualisation de l’origine, se donne alors comme capital symbolique à préserver et à transmettre afin que survive l’illusion d’une communauté. Quête de l’origine et souci de l’héritage produisent souvent un régime identitaire généalogique contraire à une dynamique de renouvellement et de diversité mais qui aspire à la survie transgénérationnelle. Quel en est le coût métapsychologique pour le sujet ? Quels en sont les enjeux sociaux et politiques pour le groupe ainsi replié sur le fantasme d’unité ?
L’ensemble des textes qui suivent, distribués en quatre séries thématiques, questionne la problématique des constructions identitaires dans son interaction avec les faits langagiers. Si la réification du langage peut conduire les sujets à réduire une langue, une variété, etc., à un espace territorial et à une origine, nous constatons que le rôle du politique est sans cesse à l’œuvre dans cette direction. quel que soit le terrain d’enquête (Mali, Islande, Maroc, Mozambique, Cameroun, Louisiane, etc.), des processus d’assimilation de la langue à un territoire, une nation, une « ethnie », une « communauté », aboutissent à l’homogénéisation des pratiques langagières et conduisent à une forme de « désubjectivation » du sujet parlant. Ce phénomène se déploie dans de multiples directions selon que l’on s’oriente vers la question de la nomination, de la polyphonie discursive ou de l’invention des identités par les politiques, les locuteurs, les militants, les écrivains, etc.
Année de publication | 2005 |
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Auteur | Cecile Canut, Jean-Marie Prieur |
Format | 15 x 21 |
ISBN | 2-84269-703-0 |
Nombre de pages | 310 |
Éditeur | Presses universitaires de la Méditerranée – PULM |
Langue | Français |
Type ouvrage | Broché, dos carré collé |
Date de mise à disposition | 1 oct. 2005 |
Quantité stock 8 Sens | 2 |
Poids | 0.420000 |
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